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Le récit de Granédis : Apprentis guérisseur

Auteur de recits


Récit écrit par Loren.
Auteur homme.



histoire publiée le 26-01-2011
Catégorie :Fantastique, SF, Fantasy, Uchronie
Histoire 8228-l705

Titre : Le récit de Granédis : Apprentis guérisseur

SF heroic fantasy  Etres imaginaires  Merveilleux 
 
 

Le récit de Granédis : Apprentis guérisseur


Le récit de Granédis : « Apprentis guérisseur »

Ma famille et l'ensemble des survivants de mon village décimé par les shaks (voir chapitre 1) trouvèrent refuge à Algun, un village situé plus loin vers le centre des marécages glauques pour y être plus en sécurité. Village natal de Bédis, notre guérisseur, nous y avons été bien accueillis et intégrés assez rapidement. En général les gnomes sont hospitalier et ne rechignent pas à bien recevoir les nouveaux venus pour peu que ceux ci soient un minimum travailleurs et participent à la vie de la communauté. De plus et même si cela ne se dit pas, il est bon que du sang nouveau vienne rafraichir un tant soit peu les descendances villageoises car à la longue la consanguinité a tendance à s'installer au sein de ces petites populations généralement statiques.

Quelques semaines plus tard, alors que nous dinions en famille, dégustant une salamandre rousse, Bédis frappa à la porte de notre hutte. Ma mère alla ouvrir et fit entrer le guérisseur.
Après l’avoir salué et lui avoir proposé une part de salamandre, mon père demanda à Bédis se qui l’amenait.
- Et bien voilà, comme nous en avions parlé à Nédulac, Granédis semble doué d’un don pour la guérison et nous avions convenu que le moment venu je devrais le prendre sous mon aile pour le former dans l’art du guérisseur. Il me semble que le moment soit venu pour lui d'entrer en apprentissage.
Mes parents, ravis n’y virent aucune objection bien au contraire… Un guérisseur est très respecté et jouit de plus de privilèges que le commun des autres gnomes.
- C’est entendu dit Bédis, demain matin, Granédis commence son apprentissage. Puis en me regardant : j’espère que tu seras sérieux et appliqué, guérisseur est un beau métier, utile à toute la société, il est important que tu prennes au sérieux les leçons auxquelles je te soumettrai.
Mon père répondit à ma place :
- Ne vous faites pas de soucis Bédis, mon fils ne vous décevra pas.
Cette nuit là je dormis peu, à la fois excité et à la fois anxieux. Il me tardait d’apprendre, mais j’avais aussi un peu peur de ne pas être à la hauteur…

A notre arrivée au village, Algun disposait déjà de deux guérisseurs et d'un apprentis : Gardangus un vieux gnome âgé à l'air revêche et Malia une jolie gnomette d'une trentaine d'années. L'apprentis, Moyo, je l'avais juste entraperçu. De plus une autre gnomette devait se joindre à nous pour devenir également apprentie. Ajouté à cela Ecnodicte l'assistant de Gardangus, il n'y a rien d'étonnant alors que le village aménage un domicile spécialement pour les guérisseurs. La bâtisse, la plus grande du village, était située en bordure de celui ci, côté lac. Comme Nédulac, mon village natal, Algun était construit sur pilotis, par contre au lieu d'être bâtis sur une ile, il était disposé sur la rive de son lac, le lac d'ivoire.

Le matin de mon premier jour en tant qu'apprentis guérisseur, je me rappelle m'être levé très tôt, bien avant l'aube, tant mon excitation était forte. Ma mère me préparait toujours un petit déjeuné copieux : lait de bajoue, pomme d'eau et croquettes de mane, je m'en délectais et aujourd'hui encore quand je ferme les yeux mes papilles se souviennent de la saveur de ses aliments. Bénédis m'avait, en plus du repas, concocté un encas pour le cas où j'aurai un petit creux au cours de la matinée. C'est donc tout guilleret et le ventre plein que je me rendis à ma première journée auprès des guérisseurs.


C'est Ecnodicte qui m'accueilli et me fit entrer dans une pièce qui servait de salle d'attente pour les consultations. Le gnome, grand pour notre race, les yeux gris et globuleux avait le visage assez fermé. Il n'était pas très bavard et il était difficile de savoir à quoi il pensait. Il me montra un siège et je compris qu'il fallait que je patiente quelques instants, faut dire que j'étais en avance sur l'horaire tant mon empressement était vivace ! Il quitta la pièce, je me retrouvais seul à contempler celle ci. Jeune et en bonne santé je n'avais jamais eu à y entrer et je fus agréablement surpris de constater la bonne tenue des lieux, de plus un je ne sais quoi dans l'air (la couleur douce des murs, la lumière tamisée, les odeurs) rendait l'ambiance apaisante ce qui diminua un tant soit peu mon stress. J'étais perdu dans mes pensées, à me dire que le climat relaxant était bien étudié pour que les malades soient rassuré, quand quelqu'un frappa à la porte. Ecnodicte revint et alla ouvrir. Une jolie gnomette fit son entrée et à son tour vint s'assoir sur un des sièges. L'assistant des guérisseurs quitta à nouveau la pièce et me laissa seul avec la nouvelle arrivante. D'à peu près mon âge, peut être plus jeune, elle était brune aux cheveux longs qu'elle portait en natte. Son nez un peu retroussé et des yeux en amande particulièrement noirs lui donnaient à la fois un air mutin et dénotait d'un caractère bien trempé. Elle était habillée d'une robe qui lui arrivait à mis mollet, une ceinture où étaient accrochés de toutes petites sacoches serrait sa taille visiblement très fine. Je me demandais si elle venait consulter ou bien si c'était elle, qui tout comme moi devait commencer son apprentissage ce matin. Je détournais mon regard quand après avoir détaillé la pièce à son tour, elle fixa son regard sur moi.

- Tu es Granédis ?
Sa voix haut perchée était mélodieuse et enjouée.
- Oui c'est bien moi.
- Enchantée, je m'appelle Maely, je suis moi aussi convoquée pour entrer comme étudiante guérisseuse.
Elle se dandinait sur sa chaise, apparemment elle aussi était nerveuse. Je me creusais la cervelle mais je n'arrivais pas à me souvenir d'elle, je ne l'avais semble t'il jamais vu et je m'en étonnais auprès d'elle.
- C'est normal, me répondit elle, je n'habite pas Algun, je viens de Kenak, un village de l'autre côté du lac. Pour aujourd'hui mon père à fait la traversé en barque pour m'amener et je rentre ce soir mais à partir de demain je resterai en pension ici la semaine entière.
Kenak, j'avais entendu parler de se village ou plutôt de se hameau, qu'on pouvait apercevoir par temps clair si on montait un peu en hauteur (par exemple sur le toit de la maison où je grimpais régulièrement pour gratter la mousse qui avait tendance à s'y déposer). Kenak était peuplé à peine d'une cinquantaine d'habitants et dépendait beaucoup du commerce avec Algun, deux fois par semaine une dizaine de kenakiens venaient participer au marché, ils y troquaient des produits de leur pêche ainsi que de la graisse de machemousse, une gros animal indolent qui vie aux abords de Kenak.
- Moi j'ai entendu parler de toi et de la façon dont tu as sauvé ton village, c'est comment un Shaks ? Ils doivent être horribles ! Tu devais avoir peur, je me demande bien comment tu as pu oser leur tenir tête, c'est vrai que tu t'es soigné toi même ?
Gêné, je ne savais pas comment répondre sans paraitre prétentieux ou inconscient quand une porte s'ouvrit et coupa net la conversation. Maely et moi nous levâmes pour saluer Bédis qui nous demanda de le suivre.

Le guérisseur nous entraina à sa suite dans un couloir sur lequel donnaient une dizaine de portes, l'une d'elle était ouverte et c'est là qu'il nous fit entrer. Une pièce où de nombreux coussins étaient disposés nous attendait, nous attendait aussi Gardangus et Malia tous deux assis en tailleur une tasse de thé dans la main. Nous les saluèrent et nous assîmes en face d'eux tandis que Bédis prenait place à leur côté.
Gardangus, après s'être raclé la gorge pris la parôle :

- Jeunes gens, nous vous souhaitons la bienvenue, comme vous le savez, vous êtes ici pour apprendre, nous espérons de votre part de l'application, du sérieux et du respect pour vos professeurs, nous vous voulons studieux et appliqués. Etre guérisseur ne supporte pas l'à peu près, soigner quelqu'un demande au contraire beaucoup de méticulosité et d'attention. Vous allez vite vous apercevoir que la guérison est un domaine vaste, elle peut prendre différentes voies et l'on peut exceller dans l'une tout en n'étant pas trop doué dans une autre. En premier lieu il va nous falloir découvrir vers quoi portent vos talents respectifs. Bédis, Malia et moi même n'exerçons pas les soins de la même façon et cela viens du fait que nos dons sont différents. Si l'on peut dire le seul vrai guérisseur parmi nous trois est Bédis qui soigne directement quelqu'un par la magie. Malia, elle, a un pouvoir bien différent dans le sens où elle peut augmenter les caractéristiques déjà existantes d'une matière quelconque, par exemple la valériane a naturellement un effet reposant, mais Malia grâce à son don peut augmenter cette propriété et en faire un calmant efficace ou même un somnifère des plus puissants. Quant à moi, et même si l'âge à un peu affecté mon don, je peu supprimer la douleur ressenti par quelqu'un en anesthésiant une partie de son corps, bien entendu l'effet n'est que pour une durée limitée dans le temps mais cela permet de pouvoir traiter le mal plus facilement. Vous savez bien que la magie peut prendre de nombreuses forme, généralement on dit que le don de guérison est le plus répandu mais c'est surtout du au fait que l'on peut soigner de plusieurs façons..

Tandis que Gardangus parlait, je lançais des coups d'œil à Maely, me demandant bien quel don elle pouvait avoir. En ce qui me concerne j'étais persuadé d'avoir un pouvoir un peu similaire à celui de Bédis puisque c'est sans l'aide de quoi que ce soit que mon aptitude c'était manifesté.

Malia pris à son tour la parole :

- Vous suivrez des leçons avec nous trois : Bédis vous donnera des cours sur le corps, ces différentes parties et comment il fonctionne. Gardangus vous parlera de la magie en général et comment la maitriser et la contrôler. Quant à moi je vous instruirais sur les propriétés des plantes, minéraux et autres substances ainsi que les recettes s'y rapportant.

A la suite de cela il nous fut servis du thé et l'on discuta principalement des horaires et autres sujets pratiques qui concernaient l'organisation de notre nouvelle vie.

C'est en fin de matinée que l'on nous présenta Moyo : Un peu plus âgé que Malia et moi, il était depuis six mois environ l'élève des guérisseurs. Son don portait tout comme Malia sur l'augmentation des propriétés déjà existantes des substances naturelles. Au premier abord, le gnome, comme beaucoup de mes semblables, me paru nonchalant, il était assez mal fagoté et son apparence générale dénotait d'un laissé aller flagrant. Par la suite cette impression se révéla exacte puisque son attention et son application durant les leçons ne furent pas des plus exemplaires. De plus il semblait avoir du mal à bien retenir les explications qu'on lui donnait. Par contre il se révéla très vite un compagnon sympathique et agréable, toujours prêt à rendre service et à rigoler.

La première après midi consista à faire un tour des environs du village avec Malia et ce afin de prendre contact entre nous, détendre l'atmosphère et nous parler un peu des plantes et des substances que nous utiliserions durant ses cours.
Moyo était souvent questionné par Malia sur les propriétés de tel ou tel végétal mais une fois sur deux celui ci se trompait au grand désarrois de notre professeur ! Mais celui ci ne prenait pas mal la chose, au contraire cela le faisait rire.

- Moyo, tu prends vraiment tout à la dérision, la guérison est une chose sérieuse et se tromper de recette dans une potion peut s'avérer dramatique. Lui dit à plusieurs reprises Malia.
- Je n'ai jamais eu une grande mémoire mais mes dons sont là et il suffira que je prenne à mon service un assistant qui se souvienne des compositions à ma place pour que je mes futurs patients ne risquent rien !
Malia souffla et leva les yeux au ciel, visiblement ce n'était pas la première fois qu'ils avaient cette conversation.
- Je te répète encore une fois qu'on n'est jamais mieux servis que par sois même et que dans notre profession le sérieux est tout de même important, dans l'urgence un détail peut faire la différence et un assistant ne sera pas forcement toujours à tes côté pour te guider ! Et puis imagine l'image qu'auront de toi tes patients si à chaque fois qu'ils viennent te consulter, tu demandes l'avis de l'assistant !
Mais rien n'y faisait, Moyo ne se départissait pas de sa bonne humeur et de son sourire, les mises en garde de la guérisseuse semblait lui passer par dessus la tête !
Maely riait beaucoup des pitreries du jeune gnome mais contrairement à lui elle était très attentive aux informations que donnait Malia et je vis en elle une future bonne élève et bonne guérisseuse.

L'après midi se passa ainsi, à écouter les enseignements de Malia et à rire aux bourdes de Moyo. Je n'ai pas su quel était le don de Maely et je ne pu la questionner sur le sujet car une fois les cours finis, son père fut là pour la ramener chez elle avant que la nuit ne tombe.

Le soir, lors du repas, mes parents n'eurent pas droit à la parole tellement je monopolisais celle ci, j'étais si enthousiaste que bien que fatigué de la journée j'eu ensuite beaucoup de mal pour trouver le sommeil réparateur.




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