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Le mystère de la galerie Rouvière.

Auteur de recits


Récit écrit par Eric.
Auteur homme.    Contacts de l'auteur : eric.lareidaorangefr



histoire publiée le 18-02-2013
Catégorie :Fantastique, SF, Fantasy, Uchronie
Histoire 8362-e275

Titre : Le mystère de la galerie Rouvière.

SF dark fantasy  Rêve  Mystère 
 
 

Le mystère de la galerie Rouvière.


Le commissaire Berault sirotait son whisky du soir, en regardant la télévision pour tromper l'insomnie. Un documentaire éthologique expliquait que les rats sortant du labyrinthe courent, comme effrayés par l'absence de limite, jusqu'à la paroi la plus proche. Ensuite ils longent celle-ci jusqu'à ce que la paroi parallèle forme une ruelle et ils s'engagent ainsi dans un nouveau labyrinthe, identique au premier. Il changea de chaine pour atterrir au milieu d'un débat philosophique:
« -L'intuition est une certitude qui résulte de déductions ou d'inductions, ou quelque chose comme ça, le développement en est trop obscur pour échapper à la conscience.
-Oui mais, tu te soucis peu du fondement de tes certitudes, car l'origine de l'intuition est plus mystérieuse que cette hypothèse de déduction inconsciente. »

Il éteignit le poste en exprimant l'idée que ces philosophes étaient comme les rats du labyrinthe. Puis il se remémorait les événements routiniers de la journée, la video surveillance des magasins Bros sportswear auquel il pouvait avoir accès directement via le réseau qui pourtant n'était initialement conçut que pour la surveillance de la voie publique. Quelqu'un s'était plaint qu'il n'y avait pas la signalisation réglementaire d'un espace videosurveillé lorsque les caméras sont dissimulées. Des agents étaient allés constater où elles étaient placées et le gérant du magasin leur avait révélé que les mannequins avaient des yeux. Elémentaire
mister Bros, il suffisait d'y penser, puis il y avait aussi cette affaire du locataire de Madame Casanova disparut depuis plus d'un mois dont on avait découvert qu'il avait souscrit ce contrat sous une fausse identité. C'était le programme du lendemain, se rendre à l'appartement avec la propriétaire, voir ce que les huissiers pourraient saisir ou placer d'éventuels indices sous séquestre, il s'agissait probablement d'un escroc en fuite après qui on n'allait pas courir très longtemps. Dans cette ville de province l'ennui était en quelque sorte la norme et la politique des autorités était d'écarter, de chasser de la ville tout ce qui pouvait en perturber la tranquillité. Il fallait que cet escroc aille exercer ses talents ailleurs, Madame Casanova trouverait un autre locataire, et tout rentrerait dans l'ordre.

Le lendemain en jetant un coup d'oeil sur le résultat du dispositif de surveillance de chez Bros sportswear il était évident que l'emplacement des caméras n'était plus qu'un secret de polichinelle. Les lycéens, clients fidèles du magasin se livraient devant les objectifs à leurs numéros de provocations habituels, toutefois à un moment donné, ils se figèrent sur place avant de s'enfuir, manifestement effrayés par on ne savait quoi. Je vais bientôt en entendre parler de ces loustics se disait Berault en se rendant vers l'appartement de madame Casanova, celle ci était déjà devant l'immeuble en compagnie d'un huissier qui discutaient avec le concierge. Ce dernier saluant le commissaire s'empressait d'informer :
« -J'ai la clef, je vous conduit, comme je le disais à ces messieurs dames, il faudra changer la serrure car il y a eu des visiteurs ces derniers temps, je ne saurai vous dire quel jour de la semaine dernière, comme je montais le courrier, j'ai entendu du bruit dans l'appartement, je croyais qu'il était revenu mais ce n'était pas sa voix, deux individus discutaient, la porte était entrouverte et, je n'ai rien compris à ce qu'ils disaient, j'ai pensé à des cambrioleurs, puis j'ai trouvé que leur discussion n'avait rien de suspect sauf qu'elle était incompréhensible.
-A propos de courrier vous me remettrez le siens si vous en avez, nous cherchons...Enfin on ne sait pas qui on cherche exactement. Ho! Qu'est ce que c'est que ça ?! »

Tout le monde s'interrogeait en ces termes, sitôt que la porte fut ouverte, sur ce qui gisait là, au milieux du salon. Tout l'appartement étaient vidées de son mobilier. L'huissier se tourna vers Madame Casanova : « -Je crains qu'il n'y ait rien à saisir.
Même pas cet objet qui semble sortir d'un musé d'anatomie, à moins que ce soit une relique de la galerie Rouvière.»
Le commissaire interrogea l'huissier sur cette histoire de relique venant d'une galerie dont il n'avait jamais entendu parler.
L'huissier évoqua une affaire classée sans suite, où aucune expertise n'avait été menée pour décider s'il s'agissait de cadavres embaumés ou de créatures de cire.
« -S'il s'agit d'un corps, il ne sera pas facile à identifier. Notez que l'autre jour en creusant une cave, un terrassier a découvert les cendres d'un soldat de la grande guerre, et une enquête a été ouverte pour identification.
-C'est une procédure obligatoire, même si elle demeure souvent inutile. Mais votre soldat appartient encore à l'humanité, tandis que cette relique sort du monde des spectres. Pour la faire analyser je doit qualifier ma demande en terme de découverte de cadavre, là si c'est un homicide, il y a sûrement prescription.»

Une fois de retour à son bureau il put constater que ce n'était pas ses archives qui allaient l'éclairer sur cette affaire Rouvière, car il n'y avait jamais eu d'enquête. Tout juste se souvenait on que Rouvière était un marchand de tableau dont la galerie fut fermée par arrêté municipal pour trouble à l'ordre public, la meilleure source d'information sur ce sujet était les archives du journal local, car cette affaire là, le chef de brigade s'en souvenait parfaitement, ne fut rien d'autre qu'une rumeur.
Même le quartier de la galerie n'existait plus, on avait tout rasé pour construire un centre commercial, là où il y avait maintenant le magasin Bros sportswear.

Vingt ans plus tôt les archives du journal local rendaient compte en effet d'une rumeur aussi démente que décousue. Un premier article titrait : « DES ARTISTES DE L'UNDERGROUND IMPLIQUÉS DANS DES MEUTRES RITUELS » Les victimes ont été embaumées, poursuivait l'article ce sont donc des momies authentiques qui sont exposées à la galerie Rouvière située quai Rousseau, s'en suivait toutes sortes de relations supposées avec de multiples affaires de disparitions dans une ville où aucune affaire de cette nature n'avait été signalée. Le directeur de la galerie qui dans un premier temps s'amusait de cette publicité, se crut obligé de démentir lorsque l'aboiement des menaces se rapprocha. Il invita la presse, les photographes et expliqua :
« -Ceci n'est pas l'oeuvre des carabins mais des étudiants de l'école des beaux arts, ce sont des reproductions de cire des fameux écorchés d'Honoré Fragonard, dont j'expose ici les clichés et qui sont visibles au musé de l'école vétérinaire d'Alfort. »
Il avait rassuré les bourgeois, mais la rumeur demeurait têtue. Elle repartit de plus belle en pleine canicule lorsque qu'une panne de climatisation fit fondre un peut de cire qui fut prise pour une tâche de sang, là ce fut le début d'une psychose collective, le maire intervint et demanda le retrait de cette exposition, mais le directeur de la galerie voulant mettre définitivement un terme à ces rumeurs imbéciles sollicita l'expertise d'un médecin légiste. Ce dernier confirma qu'il ne s'agissait que d'effigies et le maire accepta à contre coeur que ses administrés admirassent à nouveau les macabres chef d'oeuvres. Parmi ceux qui les avaient déjà vu avant la panne de climatisation, certains affirmaient que de nombreux détails trahissaient des différences avec les soit disantes effigies exposées précédemment, donc les dites effigies étaient bien des corps embaumés, quand à l'expertise d'un légiste cela s'achète, disaient les mauvaises langues, surtout lorsqu'il n'y a pas de réquisition judiciaire. Devant la persistance de la rumeur et des troubles à l'ordre public, la galerie fut fermée par arrête municipal.

Berault était plongé dans cette passionnante lecture quand un inspecteur frappa à la porte de son bureau avec le résultat du laboratoire, celui ci était très concis: «Corps conservé selon des procédés thanatopraxiques obsolètes, attendons vos instructions pour expertises complémentaires.»
Il appela le légiste pour lui signifier qu'il menait des investigations criminelles et non pas des recherches en archéologie, donc la première information qu'il attendait dans ce cas précis était la date approximative du décès en espérant pouvoir classer le dossier et envoyer la relique dans un musé d'anatomie.

Le lendemain, la journée s'annonçait agitée, commençant par un appel de la mairie signalant une profanation du monument aux morts, puis des pompiers au sujet d'un début d'incendie au magasin Bros, les « wax-cam » étaient peut être à l'origine d'un court circuit. Berault envoya un inspecteur chez Bros car l'hypothèse d'un sabotage de ces effigies de surveillance n'était pas à écarter. Il décida de se rendre en personne au monument, une patrouille était déjà sur la place prenant des clichés de l'acte de vandalisme. La statue de l'enfant était recouverte de peinture rouge et l'inscription: « Maudite soit la guerre qui m'a fait orphelin » biffée d'une croix gammée.

Le premier magistrat de la ville s'approchait à pied en compagnie de Xavier Bertin le rédacteur en chef du canard local, le maire monopolisait la parole, écoutait à peine les questions et répondait sur un ton péremptoire. En rejoignant Berault il enchaina un nouveau monologue: « Bonjour commissaire, c'est gentil à vous de vous être déplacé. Quelle histoire, hein?! Enfin, vous qui venez de la capitale, ça doit vous paraître bien dérisoire. Il y a quelques années avec ce monuments, les coupables auraient été tout désignés. Vous vous souvenez de la polémique ? Même le journal télévisé national en avait parlé. Les anciens combattants, surtout les partisans du Maréchal, détestaient ce monument et son message pacifiste. Ils refusaient d'y célébrer
toute cérémonie. Mais là, allez savoir à qui on a affaire? Aujourd'hui ils s'en prennent au symbole, demain ce sera le tour des tombes du Commonwealth, le cimetière aussi je vais le placer en zone de télésurveillance. En attendant commissaire vous pourriez renforcer les patrouilles sur ce secteur? Merci, c'est très aimable à vous. » Il fit alors un signe à la voiture qui le suivait au pas depuis tout à l'heure, celle ci s'approcha il sauta à bord en souhaitant le bonjour à ses interlocuteurs et fila vers l'hôtel de ville où l'attendait une affaire urgente de sirène en panne.

Bertin et Berault continuèrent à marcher en devisant:
« -C'est ainsi dans une ville où il ne se passe rien, les jeunes s'ennuient et font des bêtises, tandis que les vieux en racontent. Il paraît que vous enquêtez sur la rumeur qui nous valut une notoriété aussi sinistre que celle d'Orléans.
-Pas exactement, sur quelque chose qui s'y rapporte peut être.
-Le plus curieux dans cette histoire est que nos paroissiens ont assimilé ce qui était exposé dans cette galerie aux pratiques théurgiques. Une sorte de magie qui invoque les puissances occultes, notamment en les amenant à faire bouger des mannequins ou des statues.
-Intéressant, je n'aurais jamais trouvé ça tout seul. C'était donc bien des effigies qui étaient exposées ?
-Oui mais ceux qui les avaient réalisé prirent modèle sur de véritables écorchés retrouvés dans la réserve d'un musé d'anatomie, on n'a pas eu le temps de les expertiser pour savoir si c'était des Fragonard authentiques car ils ont disparus, et là il y aurait eu une bonne raison de mener une enquête car tous les témoins semblaient frappés d'amnésie, ils prétendaient ne jamais les avoir vu.
-Quel est votre avis sur cette histoire à dormir debout ?
-Ce que vous avez trouvé hier est probablement un échantillon de la collection, mais je ne pense pas que le légiste puisse le faire parler.
-A moins qu'il soit...comment déjà ? Thémurgiste?
-Théurgiste, ceci dit il y a trois librairies ésotériques dans cette ville, si vous cherchez des adeptes, vous en trouverez. A bientôt monsieur le commissaire.
-Au revoir et merci pour toutes ces informations. »

De retour à son bureau, l'inspecteur qui était allé chez Bros l'attendait, impatient de visualiser l'enregistrement de la wax-cam.
« -Qu'avez vous trouvé là bas ?
-Incroyable, l'expert des assurances n'avait jamais vu ça, quelqu'un est entré sans effraction, a dessoudé des fils du tableau électrique pour les fixer avec un domino, puis il est parti en oubliant sa boite à outils!
-Voyons ça. »

Berault alluma son ordinateur, cliqua sur un fichier nommé Bros suivi de la date du jour, le film commençait à 0H00, il le fit accélérer jusqu'à ce qu'il se passe quelque chose, trop vite, il revint en arrière. Un homme cagoulé entrait portant une boite à outils, effectivement il avait les clefs, il se dirigeait vers le tableau électrique, on ne voyait pas ce qu'il y fabriquait mais on le savait. En revenant il portait toujours sa boite, la posa à terre et se pencha pour l'ouvrir, soudain il se tourna vers la wax-cam, se releva brusquement tout en fixant celle-ci, puis s'enfuit en courant, presque aussitôt la fumée embruma le magasin et la connexion fut interrompue.
« -Il ignore qu'il y a une videosurveillance, sinon il ne se donnerait pas tant de mal, un bidon d'essence, une allumette et...
-Pourtant, il porte un masque.
-Au cas où il serait surpris par un vigile. Mais il ne termine pas l'opération. Il a peur.
-De quelqu'un ?
-On ne voit personne le poursuivre. Quelque chose lui a fait peur, j'aimerai bien savoir quoi. »

Pendant ce temps le concierge passant devant l'appartement de madame Casanova remarquait que les serrures n'avaient toujours pas été changées, puis il poursuivit sa course après son chat qui grimpait les escaliers. En descendant avec le félin dans ses bras, ce dernier se mit à grogner lorsqu'il repassait devant la porte aux serrures inchangées. Tendant l'oreille il entendit des voix à l'intérieur, des propos toujours aussi incompréhensibles, toutefois il mémorisa la dernière phrase entendue, se la répéta jusqu'à ce qu'il fut rentré dans sa loge et la nota aussitôt: « Au nom du Tetragrammaton, je te conjure, Chavajoth .» Après quoi il appela le commissaire, l'informant qu'ils étaient revenus. Berault rappliqua aussitôt, accompagné d'une patrouille, le concierge lui remis les clefs et le commissaire lui conseilla de rester dans sa loge, mais le chat n'eut que faire de cette recommandation et se tint devant la porte avant la patrouille, un brigadier tenta en vain de s'en saisir. Ils ouvrirent la porte l'arme au poing mais ne trouvèrent personne à l'exception d'un autre chat qui avec celui du concierge échangèrent des feulements nerveux. Berault appela le concierge pour qu'il récupère son chat, celui ci monta avec le papier sur lequel il avait noté la phrase entendue. Le commissaire lu et son humeur s'assombrit. S'adressant au concierge il lui demanda:
« -Il est à qui ce chat ? » Puis ajouta sans attendre de réponse: « J'ai la désagréable impression que des farceurs se payent ma tête. »
Les policiers qui avaient inspecté l'escalier jusqu'aux étages supérieurs descendaient en secouant négativement la tête. Quittant les lieux Berault chargea le concierge de recommander une fois de plus à madame Casanova de faire changer ses serrures au plus vite, ce dernier l'assura qu'il pouvait compter sur sa diligence, mais il se garda bien de le rappeler le soir même quand, sortant les poubelles, il vit de la lumière et des ombres aux fenêtres de l'appartement maudit.

Après s'être versé son verre de whisky Berault alluma la télévision essayant d'oublier les histoires non élucidées de la journée. Mais la première chaine le ramena à ses préocupations, un gendarme expliquait qu'un grand nombre d'affaires ne sont jamais élucidées, certes les méthodes d'investigations modernes sont efficaces mais couteuses et que l'on évite parfois d'y avoir recours s'il est peu probable qu'elle fassent avancer l'enquête. La deuxième chaine évoquait un sujet vaguement en rapport avec les événements du jour, expliquant qu'au moyen age l'extermination des chats considérés comme des serviteurs du Diable et compagnons des sorcières, fut la cause du développement fulgurant de la peste, en effet le prédateur principal des rats ayant ainsi été éliminé, ces derniers propagèrent le bacille à travers l'Europe entière. Quand à la troisième, elle diffusait un jeu tellement idiot qu'il enchaina son zapping jusqu'à ce qu'un agrégé lui explique qu'il n'y avait pas à proprement parler de traduction pour désigner son occupation présente car le zap anglo-saxon n'était pas un verbe mais une onomatopée.




Au deuxième verre il s'assoupit dans son fauteuil, en rêve il se retrouvait aux cotés du maire qui évoquait le problème des sirènes en panne:
« -C'est embêtant vous comprenez, avec cet avion qui tourne autour de la centrale. Comment je fais pour alerter la population s'il s'écrase? »
On entendait au dehors une incantation s'élever en choeur: « Aie Saraye, aie Saraye, aie Saraye ! per Elohim Archima Raburs, Bathas Super Abrac ruens superveniens Abeor Super Aberer... »
Il allait à la fenêtre et vit une foule qui se dirigeait vers la place du monument aux morts en brandissant des croix enflammées. Le concierge apparut, levant la tête vers lui en disant:
« -Alors, vous me croyez maintenant ? »
Bertin qui était là aussi, se mit à rire en répliquant:
« -Non, il croit qu'il rêve. »
Il descendait les rejoindre mais la foule avait déjà gagné le monument, sur le piédestal, à la place de la statue de l'enfant, l'écorché se tenait là, debout et vêtu d'une toge d'empereur romain.
Le choeur psalmodiait: « Chavajoth ! Chavajoth ! impero tibi per clavem Salomonis et nomen Magnus Semhamphoras ».
Les sirènes se mirent à retentir, et comme si tout cela avait un lien logique, le maire soupira:
« -Enfin elles sont réparées, on en a fini avec tous ces événements bizarres. »
Berault se réveilla, et constata que les sirènes retentissaient dans la nuit.



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