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Les mille-et-uns ennuis

Auteur de recits


Récit écrit par Musedunjour.
Auteur homme.



histoire publiée le 24-03-2013
Catégorie :Humour, Parodies
Histoire 8398-m709

Titre : Les mille-et-uns ennuis

Fable  Farfelu  Burlesque 
 
 

Les mille-et-uns ennuis


Les mille-et-un ennuis
Courte préface : Il était une fois, deux fois trois fois, adjugé … vendu ! Donc, il était une fois un écrivain raté qui avait inventé un monde absurde, à moins que ce ne soit le monde absurde qui ait raté l’invention de l’écrivain, allez savoir ! (1) C’était un monde illogique, indomptable (de ping-pong, à cause des rebondissements de l’action) Dans cet univers, rien n’était stable …. Sauf l’instabilité. Et à plus forte raison, rien n’était normal, pas même l’auteur. (Ben quoi, faut être logique, non ?) C’était un peu l’autre côté du miroir d’Alice. Voici donc l’une des histoires crée par cet auteur bizarre.

Il était une fois un dictateur, aussi bête que méchant, qui avait décidé de créer une race hors du commun(2). Pour cela, il avait battu la semelle dans tout le pays. Entendez par là, qu’il avait tapé sur un vieux steak rassis, à coups de marteau pour tenter de l’attendrir. Le dictateur était à la recherche d’affreux sires comme lui, et de leurs compagnes. Il était lui-même à la recherche d’une épouse, et avait fini par en trouver une dont la laideur, et la stupidité étaient proverbiales.
Aussi, ayant capturé sa femme, il la traina en laisse jusque chez lui, et déclara : « Femme, je veux que tu me donnes un fils, et qu’ainsi, notre dynastie se perpétue ! » La brave femme mit au monde des triplés, et en vertu du principe d’Archimède, décida de plonger ses marmots dans le lac tout proche. En effet, le principe énonce que tout corps plongé dans un liquide, subit de bas en haut, une poussée égale à celle du volume de liquide déplacé. Or donc, en effet, ce qui fut dit fut fait. Afin de faire pousser ses enfants plus vite, la reine les plongea dans le lac, en les tenants par les pieds. Ceci ne respectait pas le fameux principe, et pour cause :
1. Parce que la poussée se fait de bas en haut, ce qui veut dire que l’effet d’allongement désiré par la reine, ne peut être obtenu, la poussée du liquide étant de sens contraire au sens désiré.
2. Parce qu’en prenant un triplé dans chaque main, il en reste toujours un qui attend son tour sur la berge. Celui-là ne se mouillera jamais en politique, c’est sûr !)
3. Parce que les deux triplés considérés furent immergés un peu trop longtemps, et qu’ils ne braillèrent plus du tout, ce qui souleva l’étonnement de la reine, mais pas la tête des triplés hors de l’eau.
Elle eut cependant le tact de les sortir de là, et de constater le deuxième principe d’Archimède, trop souvent passé sous silence : tout corps plongé dans un liquide, en ressort mouillé ! Voyant ce qui était arrivé à ses frères, le troisième triplé devint tout rouge, se mit en boule, et prit ses jambes à son cou, puis il partit ventre à terre. La mère des triplés ne se lamenta point cependant de cette perte, et déclara aussitôt à son mari « On prend les mêmes, et on recommence ! Elle enfanta donc l’année suivante et eut une nouvelle paire de triplés ! Elle les appela affectueusement : les trois moustiquaires car ils agitaient sans cesse les mains comme pour chasser les moustiques, un peu comme certains philosophes actuels qui brassent du vent.
Pendant que ses mômes grandissaient, le roi s’amusait comme un petit fou, en partant guerroyer dans les terres voisines. Comme il était aussi borgne et sourd que bête et méchant, il était vite repéré par ses ennemis, aussi usèrent-ils d’un stratagème fort simple : quand le roi approchait avec son armée, ses ennemis plaçaient devant lui un miroir géant en travers de sa route. Bien sûr, le monarque n’y voyait que du feu, et, vert de rage, il se ruait avec son armée sur ce qu’il supposait être l’ennemi. Il s’ensuivait un grand fracas, causé non pas par la chute du miroir en mille morceaux, mais par les armures qui s’entrechoquaient, et s’entassaient sur le champ de bataille. Le roi rentrait alors chez lui, rempli de joie, croyant avoir vaincu l’ennemi, mais pas de butin, et ses soldats étaient eux, remplis de bleus, et le cerveau encore plus vide qu’avant.
Or, un jour qu’il faisait noir nuit, le triplé qu’on croyait égaré dans la nature, revint à la maison, couvert de gloire et d’honneurs, car il était parti de l’autre côté de la terre, faire un stage de yoga. (Ceci peut expliquer la posture dans laquelle les gens marchent sur leur tête, ce qui ne veut pas dire qu’ils soient tombés sur la tête !). Ce fils prodige avait épousseté une princesse asiatique, du nom de poussière d’argent. Un jour, le prince en eut assez de toute cette verdure, et de tous ces paysages intacts et privés de pollution. Il décida donc de faire visiter son royaume à l’élue de son cœur. Ils se mirent donc en route en chevauchant tout ce qu’ils trouvaient sur leur passage : cheval, mouton de Panurge, serpent de mer, monstre du Loch Ness, etc. et même des écrevisses. Dans ce cas, c’était moins évident, car elles avançaient à reculons, comme chacun sait, ce qui fait que le couple princier n’était pas plus avancé pour autant sur leur projet de voyage. Enfin bref, arrivés dans la capitale du royaume, ils cherchèrent le palais du roi. Celui-ci, informé de l'arrivée des deux étrangers, partit à leur rencontre. Escorté de ses trois fils et de quelques affreux qui leur servaient de gardes du corps.
La pollution des usines distillait dans l’air déjà parfumé d’oxyde de carbone, une dense opacité grise. Ils croisèrent alors le couple sans les voir. Heureusement, le roi toussa, et son fils, le reconnaissant, se dit alors »il picole toujours autant, le vieux, et il lança le mot de passe habituel : bière qui coule, n’amasse pas mousse ! Aussitôt, on entendit le rideau, et les trois coups, et le rideau de fumée s’ouvrit, laissant d’abord apparaitre les trois moustiquaires qui s’écrièrent : Un pour tous, tous pourris ! Le prince dégaiNIT (3) aussitôt son épée en carton, la princesse s’évanouSIT, et les trois moustiquaires s’abbaTERENT sur le prince qui s’écriUT : « Quel beau coup de filet ! (Il avait déjà eu maille à partir avec plus fort que lui). Les trois moustiquaires le prirent alors en chasse, cor au pied, et au grand galop, derrière la meute du roi composée de pékinois, et de pinschers nains. Mais la princesse veillait, et sortie de son évanouissement, elle poussa un grand cri qui vint se planter entre les pattes des chevaux, ce qui les fit trébucher. Les trois cavaliers churent donc à terre, et d’un éclat de rire fulgurant, le prince les transperça. Mais ne vous désolez pas, chers lecteurs, car si l’histoire ici finit, il nous reste mille et un ennuis à vous compter (bonjour la facture !)
L’écrivain restant alors sur sa fin, il lança une page transformée en boulette dans la corbeille, mais rata sa cible, ce qui, oh, coup de théâtre, fit rebondir la boulette, pardon, l’action.
Ainsi donc, le prince victorieux fut accueilli à bras ouverts par son père qui s’écria : « Mon fils, que d’exploits, les bras m’en tombent ! Ce qui, bien sûr, mit fin à l’étreinte. Quant ’à la reine, elle se consola de la perte des trois moustiquaires, à l’idée que le prince et la princesse leur donneraient de charmants petits enfants pour assure la descendance du royaume. Ce qui arriva sans tarder. Le premier naquit donc borgne, le deuxième sourd, le troisième cul-de jatte, Tous furent heureux et eurent beaucoup d’ennuis !

NDLR : (1) On notera diverses influences : les films des Monthy Python, Boris Vian, Prévert, peut-, quoique cette histoire ait été écrite bien avant.
(2) je n’avais pas encore vu le film génial de C. Chaplin : le dictateur
(3) Cette faute et celles qui suivent sont bien entendu, voulues, un peu comme une dérision vis-à-vis d’une certaine rigidité langagière qui censurerait toute créativité. On se souviendra à ce propos des critiques virulentes que Zola essuya suite à la publication de l’Assommoir, et qui dénonçaient le langage populaire utilisé dans ce roman.



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histoire gratuite Les mille-et-uns ennuis

 

j'en suis fane j'exulte félicitation ! et merci d'égayer ainsi nos mornes vies en y jetant quelques fleurs ...

 

 

Beaucoup d'humour et de subtilité dans ce récit. Mille et un merci

 





   
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