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Un monde flou, flou, flou ...

Auteur de recits


Récit écrit par Musedunjour.
Auteur homme.



histoire publiée le 13-04-2013
Catégorie :Humour, Parodies
Histoire 8420-m710

Titre : Un monde flou, flou, flou ...

Fable  Farfelu  Animaux 
 
 

Un monde flou, flou, flou ...



Oh 01mn. Parc de la Tête d’Or (1). J’arpente le fond du lac, à la vitesse régulière de 5 miles à l’heure, et ce depuis 1 mn. Au-dessus de ma tête, les canards font des signes aux cygnes qui les regardent en coin. Le soleil décrit sa courbe habituelle et descend vers le zénith à la vitesse de 4 miles à l’heure, ce qui fait que j’ai largement le temps de le rattraper.
D’après mes calculs, j’arriverai sur le bord du lac à 13 h, le temps de secouer l’eau qui colle à mes poils (en tout, 5 mn) - mille excuses, j’avais oublié de vous dire que je suis un bouledogue - et me voici à proximité du zoo, là où on a installé les animaux pour qu’ils puissent observer les touristes. Lorsque ceux-ci ont achevé leur pique-nique, laissant le sol jonché de détritus colorés, et les pelouses interdites, piétinées (ils ne savent pas lire, les pauvres).
Les premiers d’entre eux arrivent en file indienne. Une grosse dame ressemble à une dinde, avec des plumes sur le croupion, et elle agite un éventail en plastique biodégradable. Le monsieur qui l’accompagne, écorche les 30 kg de graisse, au grillage qui protège les animaux de la foule. Soudain, de petits singes sautent par-dessus la clôture et viennent faire du trampoline sure le ventre du monsieur, qui s’indigne.
Les enfants, plus sages discutent avec un éléphant. Celui-ci, tour à tour les fait asseoir sur sa trompe et les balance sur la rhapsodie in Blue de Gershwin. Pendant ce temps, les girafes, qui ne sont pas gênées par le grillage, racontent ce qu’elles voient aux bêtes les plus mal placées. Fatiguées de ce récit, toujours le même, elles se tournent du côté du lac pour observer le manège des cygnes qui pratiquent le roller amphibie: ce sont les patineurs habituels du Parc qui le leur ont appris. Le soir, lorsque les touristes sont partis, certains animaux peignent le lac, avec ses reflets, et les plus beaux objets du lieu : statue ou grille dorée. Les lions donnent quelques-uns de leurs poils pour la fabrication de pinceaux, et les cygnes, quelques plumes, pour le travail de finition. Les écureuils profitent de la fraicheur de juillet pour jouer aux noisette-ball, un jeu assez compliqué qu’il serait superflu d’expliquer aux touristes plus accoutumés au foutebolle (un jeu ou les pratiquants passent la moitié de leur temps à courir les bras en l’air, le torse bombé comme un coq, après avoir poussé le ballon dans une cage bordée de filets.
Il faut cependant signaler qu’à une certaine époque, ce jeu, se pratiquait encore avec une certaine intelligence, et sincérité, mais comme beaucoup de cultes, il a viré à l’idolâtrie bestiale et irraisonnée de la part d’un public prétendument cu-cultivé et « branché». On ne sait pas vraiment sur quoi cette masse est branchée, attendu qu’on n’a pu détecter aucune forme de connexion avec la réalité d’un véritable sport.
Mais revenons à nos moutons, enfin pas ceux qui se ruent dans les maisons de la presse pour acheter le dernier magazine people ! Les vrais, ceux qui vivent dans les quelques rares fermes existantes. Dans le Parc, après le départ des tou-touristes, les chiens ne sont pas tenus en laisse, celle-ci permettant à l’animal de ne pas égarer son maitre, qui sans cela tournerait dans le Parc, à la recherche de la sortie. Non, celui-ci est déjà en train d’engloutir sa pâtée de viande frelatée et de légumes aromatisés aux résidus de pesticides. Signalons, que pour une fois, il n’en est pas responsable. Les seuls individus qui ne se perdent pas sont les sportifs (il y en a de vrais, heureusement) qui courent, sautent, et s’étirent contre les arbres sans toutefois les blesser. Ils savent ce qu’est la nature, et se contentent de consommer quelques bols d’air frais, denrée devenue rare dans nos villes. On remarquera d’ailleurs, qu’à la différence des touristes, ils font la vaisselle, et ne laissent pas trainer leurs couverts en plastoc (2) fabriqué par la même société que celle qui approvisionne les paysans en pesticides : ils ne confondent pas pelouse et poubelle, même si cela commence par la même lettre.
Les gardiens du Parc ont fini leur ronde : ils n’ont plus à craindre les morsures des cyclistes indisciplinés, ni des inconscients qui piétinent les pelouses interdites à la manière d’éléphants énervés.
La nuit tombe sur le Parc, mais comme les mailles du filet noir, restent accrochées à la cime des arbres, l’activité nocturne peut reprendre. Et comme on dit à Lyon : Que la lumière soie ! Une chose étonnante se produit alors : au milieu du lac, des remous se forment, et le sommet d’une sphère apparait, puis une tête énorme ; il s’agit bien entendu de la Tête d’Or ! Elle est bouclée et ressemble à celle d’un athlète grec. Autour de lui, des sirènes émergent, et comme elles sont amoureuse de lui, elles chantent sur l’air de la célèbre chanson d’Edith Piaf : «tu me fais tourner l’athlète» Celui-ci regarde alors de tous côtés, mais les sirènes ont déjà disparues, Un événement habituel se produit alors : par les yeux de l’athlète sort une lumière qui éclaire tout le lac. Les hiboux sur un arbre perché, ne tenant pas pour une fois un fromage, s’écrient « Hou ! C’est chouette ! » Parfois, la lumière s’éteint sans raison apparente, On entend alors une voix au fond du lac qui s’exclame : Zut, j’ai encore oublié de changer les piles.
Après une hibernation de plusieurs mois, l’éléphant Moustache (pourquoi ce nom ? Et pourquoi pas : il voulait ressembler à Hercule Poirot!) (3) sort du frigidaire, et secoue le givre qui le recouvrait. On s’aperçoit alors que c’était un éléphant bleu du Tibet (vous constaterez en passant, qu’il est inutile de fumer le chichon pour avoir de l’imagination). Après avoir observé tout cela, je rentre à la maison où m’»attend une ration de croquettes, mes pantoufles à dévorer et ma série américaine favorite : Buveur des Iles. J’aime aussi Santa Barbe-à-Ras, c’est « poilant !» je regarde aussi des séries françaises : Hélène et les glaçons, que je confonds toujours avec Glace Mannequin, la série où les femmes qui passent leur temps devant le miroir. Je suis, il faut l’avouer, à-crocs de télé, je me bouledrogue à la série rose, n »ayant rien d’autre de valable à me mettre sous la dent. Mais bon, personne n’est parfait ! Mais je dois vous quitter, il est l’heure de 30 millions d’amis ; heureusement qu’il existe encore des émissions intelligentes !
(1)Magnifique parc de Lyon, comprenant un lac, des aménagements floraux, un lac et certaines attractions.
(2)Matière d’origine indéfinie destinée à participer un peu plus à l’uniformisation de la population, et ne tenant aucun compte du patrimoine, et de la créativité.
(3) Détective de génie, mais très snob et imbu de lui-même de romans d’Agatha Christie.






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