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Le temps, la nostalgie et la misère

Auteur de recits


Récit écrit par Djibouti.
Auteur homme.    Contacts de l'auteur : ecrireverthotmailfr



histoire publiée le 19-01-2015
Catégorie :Autobiographie, Journal intime, Mes rêves, Tranches de vie, Récits de voyageurs
Histoire 8503-d313

Titre : Le temps, la nostalgie et la misère

Autobiographie  Dépression  Philosophie 
 
 

Le temps, la nostalgie et la misère


Le temps, la nostalgie et la misère

Le temps. Cette chose que nous nommons sans la voir. Nous voyons défiler des chiffres, des aiguilles tournent sous les verres transparents de nos montres. Notre âge avance, nous nous approchons un peu plus de la mort. Le temps est impalpable. Implacable, il guide le monde vers sa destinée. Le temps, nous conduit à une fin inexorable. Au fil du temps, nous changeons. La physionomie, la mentalité , les habitudes…etc. il agit sur nous sans qu’on ne le remarque nous-mêmes. Les commentaires de nos proches nous révèlent les dégâts qu’il a causés. Nous en rions ensemble et discrètement nous nous mettons devant le miroir pour vérifier. Parfois, nos reflets ne réussissent pas à nous convaincre du changement qui s’est opéré en nous. Au fond nous restons les mêmes. J’en connais qui sont prisonniers du temps passé. Nostalgiques et vivant dans le passé, ils refusent le présent et ses obligations. Nostalgiques au point d’agir comme dans le passé. Fréquentant des jeunes, conversant avec des plus jeunes qu’eux. Flirtant même avec des plus jeunes, frôlant la pédophilie. Ils refusent de grandir. S’ils pouvaient, ils allaient revenir dans le temps, ou même faire reculer le temps.

Le temps est témoin de beaucoup de souffrances, comme celles d’un chômeur par exemple. Ceci est un extrait d’un projet de livre dans lequel je raconte l’histoire de ma vie mais qui n’est pas publié. Une histoire enfermée dans le disque dur d’un ordinateur portable pour l’instant. Cependant, j’espère un jour qu’elle verra le jour et que vous la connaitrez. Ceci dit, vous remarquerez que je parle beaucoup du temps. Car il me fascine depuis toujours.

« Pendant longtemps, j’étais chômeur. Au début, je gardais espoir en me disant que j’avais le temps. Mais, les jours s’allongeaient de plus en plus, c’était de plus en plus difficile à supporter. La vie devenait de plus en plus dure. J’avais l’impression que le temps ne bougeait pas. C’était comme si je voyais l’instant qui ne bougeait pas. Je l’imaginais comme une brume épaisse et noire pleine de souvenirs âpres. Je regardais les moments défilant devant moi à la vitesse d’une tortue. Quand j’essayais de penser à l’avenir dans ces brumes temporelles figées autour de moi, elles me projetaient des images d’écrans géants vides. Rien donc, me disais-je, à l’image de ma vie. Je me remémorais l’image de ce comédien dans un film américain, entrain de déguster un morceau de sandwichs devant une cafeteria. Savourant chaque bouchée et l’avalant tout doucement. Comme si il n’était pas sûr de revivre un instant comme celui là. En prêtant une attention particulière à ce moment magique de repas. Je redoutais une situation similaire. J’avais peur de ne pas y résister mentalement.
Je sentais l’espoir m’abandonner petit à petit. C’était la misère. Je me réveillais tous les matins avec l’amertume. La gorge nouée, envie de pleurer à chaque réveil. Les journées qui se succédaient étaient toutes jumelles. Elles étaient toutes amères et décevantes. C’était comme si elles complotaient contre moi. Aujourd’hui disant à demain de me torturer encore davantage. Parfois, elles m’empoignaient par les bras et me précipitaient en me trainant dans la honte, la colère et la peur jusqu’à la frontière de la folie. La dépression.
J’avais peur de demain. Je pensais toute la nuit à comment l’affronter. Il m’attendait comme toujours, rugissant jusqu’au lever du soleil par ses lueurs, qui, en avançant chassaient petit à petit l’obscurité reposante de la nuit. Réveillant sur son passage, plantes, animaux, humains et m’obligeant à quitter mon lit en m’ôtant cette douce couverture noire de la nuit. Alors, sa tempête m’emportait en me prenant par les pieds, me faisant tourner en spirale. Sa poussière aveuglante était la douleur de la misère qui me tenaillait. Il avançait très lentement. Je le voyais s’éloigner, témoin de mon infortune. Je prenais cette lenteur pour son manque de compassion face à ma disgrâce. Peut-être que ma futilité lui déplaisait, lui qui parcourait un très long chemin. Avait-il été témoin de vie plus glorieuse et pleine d’aventures ? Ou peut-être qu’autant de souffrances, dues à la misère ou à la guerre, qu’il devait emporter auprès de Dieu étaient trop lourdes pour lui. Mais où allaient-ils tous, toutes ces secondes, ces minutes, ces heures, ces jours, ces mois, ces années et ces siècles ? Sans doute vers des destins, des milliards de destins différents. Des fois vers des destinées horribles, d’autres vers des vies heureuses. En tout cas, chaque jour qui passe emporte vingt et quatre heures de ma vie et je reste là incapable de l’en empêcher. Soudain, Je me suis dis que j’étais peut-être dans mon destin. J’étais horrifié. Il ressemblerait alors à cela. Je suis né immaculé comme tout être humain et le temps m’aurait conduit vers un destin pareil. Mais qui a décidé pour moi de ce destin ? Serait-ce le Bon Dieu ? Tous les hommes et femmes du monde entier, subissant les souffrances d’une pauvreté perpétuelle, les violences atroces de la guerre engendrée par la haine. Sommes-nous tous condamnés par Dieu à cette existence ? Non. Il est vrai qu’on dit que la vie est un voyage vers son achèvement. Que notre heure de la mort soit fixée. Mais, ce sont les hommes, nos semblables qui nous livrent aux griffes d’un destin corrompu par leurs sentiments, leurs habitudes et leurs actes abjects. Des millions de destins modifiés par des assassinats, des massacres, destinant des enfants innocents à une vie d’orphelins. Ce sont les détenteurs de pouvoir et les décideurs de ce monde qui écrivent ensembles nos destins. Avec une arme comme crayon, notre sang comme de l’encre et un encouragement inaudible comme motivation. »





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