Rencontrez, discutez et faites connaissance sur Des Histoires...
...
ESPACE AUTEUR (pas encore inscrit)
 
mémoriser     [Mot de passe perdu ?]
écrire une histoire Ecrire une histoire
Faites connaitre ce site :
 

Sans mot, partie 3.

Auteur de recits


Récit écrit par Machy.
Auteur femme.    Contacts de l'auteur : maragaryrygyhotmailcom



histoire publiée le 02-03-2015
Catégorie :Romans, Nouvelles, Micronouvelles, Récits historiques
Histoire 8520-m734

Titre : Sans mot, partie 3.

Roman dramatique  Dépression  Amour 
 
 

Sans mot, partie 3.


Je n’avais pas jeté un coup d’œil derrière moi. Sarah, la dite Blonde-Quasi-Parfaite, m’avait jeté un regard ahuri que j’avais ignoré derechef. J’avais enfilé maladroitement mes bottes ainsi que mon manteau. Je n’avais même pas pris la peine de bien placer mon foulard ni rien. Je suis sortie dehors en inspirant une grande bouffée d’air. Mon cœur débattait furieusement dans ma poitrine. Le vent froid frappa sur mon corps, arrachant un frisson et mes yeux se remplissaient d’eau. Je suis furieuse. Je ne me souvenais pas d’avoir eu une émotion si forte depuis longtemps. Monsieur Walker ne semblait pas m’avoir suivi et tant mieux comme ça ! Il ne me reverrait pas de sitôt, promesse. Je poursuis mon chemin jusqu’à la maison en chassant son visage de mon esprit. En vain. Il était complètement dans ma tête. Son regard perçant, son attitude hautaine et sa voix. Surtout sa voix ! Je ferme fortement les yeux en voulant chasser cela de mon esprit. Une fois encore, ma tentative fut impossible. J’ignorais comment me placer, comment marcher pour avoir l’air naturel. J’ai froid, mais je me refuse d’attacher mon manteau correctement devant ses véhicules qui traversent la route, ni devant toutes ses maisons qui me séparent de chez moi. Je me sentais trop honteuse de le faire. Du coup, je décide de prétendre que tout allait bien. Que j’allais bien. J’ai eu une séance normale, mais ce n’était juste pas pour moi. Voilà. C’était la solution. Je monte les escaliers pour entrer dans mon immeuble. Je fouille maladroitement dans mon sac-à-main à la recherche de mes clefs. Je pousse un juron. C’est le fouillis là-dedans ! Pourquoi suis-je la seule à être incapable de trouver un truc dans mon sac-à-main ? Tu veux vraiment savoir, me demanda ma conscience. La dernière chose que j’avais besoin, c’était son avis à celle-là.
Quelques minutes plus tard, je retrouve mon bien et je pénètre à l’intérieur de mon appartement. Puis, en m’appuyant le dos sur la porte, j’éclate complètement. Je pleure, je rage et encore plus. Je me tape sur la tête. Quelle idée stupide as-tu eu, Mary ! Tu ne sais vraiment pas choisir tes mots. Ni les gens. Te voilà toute seule, encore une fois, sans plus d’aide à ta porté ! Je lance furieusement mes bottes sur mon tapis d’entrée (qui n’est nul autre qu’une simple serviette de plage). Mon sac-à-main suis très vite en étant déposé fortement sur le comptoir de la cuisine. Je retire mon manteau sur une chaise et je me dirige au salon. Je m’effondre sur le divan de cuir brun. S’il espère me revoir, ce psychologue de malheur, il va avoir ma façon de penser ! Même si je sais, qu’au fond de moi, je ne serais jamais aussi violente. Comme un chien, je grogne, mais je ne mords pas. Je me donne une nouvelle claque sur la tête. Je sens des picotements sur mon crâne. Je commence à avoir mal. C’est l’effet que je cherche.

- Stupide, je murmure faiblement, stupide Mary. Stupide…

Je ne sais pas ou me mettre, ou me placer et comment réagir à ce moment précis. Dire que je dois envoyer un SMS à ma sœur. Non. Je ne peux pas me résigner à lui dire la vérité.
Je connais déjà sa réponse. Je te l’avais dit, me dira-t-elle ? J’appuie ma tête dans mes mains, tirant presque sur mes cheveux.

- Tuez-moi …

Il me fallait me calmer. L’image d’Alyssia bondit furieusement dans mon esprit. Ma respiration ralentit, mon cœur se soulage tranquillement. J’arrive à chasser l’image de Jacob Walker de ma tête. Je commence à me sentir mieux. J’inspire un bon coup. Oui. Alyssia. Ne pense qu’à elle, Mary. Tout ira bien. Tout ira très bien. Tu n’as qu’à choisir un autre psychologue, me proposa la voix de ma conscience. Il existe que des solutions. C’est ce que je me dis, à cet instant précis. Soudain, la sonnerie de mon téléphone retentit dans le salon. La dernière chose que je désirais était de parler au téléphone. Je décide, donc, de me coucher sur le divan et prétendre n’avoir rien entendu.
Après plusieurs coups, ma boîte vocale se met en fonction : « Bonjour, vous êtes bien chez Marie-Pier et Alyssia. Nous sommes indisponibles pour le moment, alors laissez-nous un message. Biiip. » Je ferme les yeux en essayant de me convaincre que je ne suis pas réellement là, que je suis ailleurs pour faire oublier ma culpabilité. Une douce voix poursuis après mon monologue vocal : « Bonjour Madame Beaudoin, ici Sarah Massé, secrétaire de la clinique de Monsieur Walker » J’ouvre les yeux. Non ! Je panique aussitôt. « Vu votre départ brusque, nous n’avons pas eu le temps de discuter de la façon dont vous désirez payer votre séance » MERDE ! Je n’ai pas payée. Je suis partie sans payer. Je suis une criminelle. Tuez-moi. « Je vous appelles, également, pour vous donner votre prochain rendez-vous qui sera ce vendredi, le 30 janvier à neuf heures » Quoi. Quoi ? « Monsieur Walker désir sincèrement vous revoir. Si quelque chose ne vous convienne pas, n’hésitez pas à me rappeler. Merci, bonne journée » Elle raccroche. Je reste coucher, muette. Il a pris un rendez-vous sans me mettre au courant. Il espère que je vais retourner le voir ? Ouah, quel séducteur, ricane ma conscience qui danse sans mon crâne, mais quel con. Je suis tellement sous le choque que je ne réagis même pas à ses remarques. Pas question ! Aucune chance ! Me redressant du divan, je cherche le pour et les contres de tout cela. Premièrement : je me refusais une humiliation supplémentaire. Par contre, il n’était pas possible pour moi d’accepter le fait que je suis partie sans payer. Ce n’est pas dans mes habitudes. Juste à y songer, j’ai mon cœur qui palpite. Je n’ai aucune affinité avec cet étranger. Je ne me sens pas écouter, ni soutenue. Sauf que je le sens toujours ainsi quand je dois confronter mes sentiments à mes proches. C’est comme si chacun possédait un tableau vierge à la naissance. On peinture de gouache ce qu’on aime, nos désirs et le tableau -la toile change au fur et à mesure. La mienne est restée vierge. De leur doigt sale, mon entourage me pointe ma toile et me montre leur exposition de leur propre gouache qui sont tombées sur la mienne en me dictant « Mais non, regarde, tu as cela ! » Mais ce n’est pas à moi. C’est votre peinture sur la mienne.
Ce n’est pas la mienne. Je soupires en allant me coucher dans mon lit. Je sers ma douillette verdâtre dans mes bras tout en y blottissant ma tête. Fermant les yeux, je me résigne. Il me serait impossible de confronter ma phobie du téléphone en cherchant une place ailleurs. Je m’assoupis alors en ignorant mon espérance de ne jamais pouvoir me réveiller un de ces jours. Une sonnerie de mon cellulaire m’arrache de ma sieste. Je tâte pour le chercher. Il est sur mon oreiller à mes côtés. Je sors avec trois oreillers. Deux sous ma tête et un en horizontal qui accueille mon cellulaire et ma couverture d’enfant le soir. C’est également un bel endroit puisque la prise pour mon chargeur se trouve tout près. Je jette un œil. Mince, ma sœur ! pensais-je paniquée. J’ai oubliée de lui envoyer un message. Je mordille nerveusement ma lèvre. Que devrais-je lui dire ? La vérité, ricana la voix dans ma tête, que tu es une belle truie.

12 H 45
Alors ton rendez-vous ?

Je m’embête à prendre mon temps pour lui répondre. À cette heure, elle devait être en pause dîné. Et combien de temps n’avait-elle pas pour attendre ma réponse. Moins de temps elle avait, moins je pourrais expliquer mon terrible rendez-vous. Sauf que mon angoisse chicana violemment mon égoïsme. Je fus vaincu par celle-ci, ne pouvant rien faire contre ma culpabilité.

12 H 50
Pas si pire. Je le revois vendredi.

J’ai abandonnée. Sauf que j’y serais simplement pour payer et dire que nos rapports sont terminés. Quel rapport ? Tu as envie de lui sauter dans le pantalon ma vieille ? Je ne suis pas contre, ta libido non plus, dit ma conscience d’une voix mielleuse. Je rougis jusqu’à la racine de mes cheveux. Il me fallut toute ma concentration pour éviter que ma libido, en effet, approuve ce message. Une sonnerie de nouveau.

12 H 55
Cool ! Comment il est alors ? De quoi avez-vous parlez ?

Mince, elle doit vraiment tout savoir ? La curiosité c’était de famille il faut croire.
Je le suis moi-même. Un peu trop, j’en ai payer les frais avec ce cher Psychopathe.
Ouille, j’y vais fort sur ce coup-là. Pourtant, qu’est-ce qu’on y peut ? Cet homme semblait tellement froid, tellement rigide que le voir avec un fouet à la main pourrait me paraître tout à fait normal. Ou pas. Je m’égare.

12 H 57
On a parler de la base. Je ne sais pas comment il est … jeune ? Il a seulement cinq ans de plus que moi.

La sonnerie ne tarda pas.

12 H 59
Il est beau ?

Je veux mourir. J’enfouis mon visage plus profondément dans ma douillette.

13 H 05
J’en sais rien moi. C’est mon psychologue !

Il est tentant de rire dans ce genre de situation. Pourtant, rien ne vint. Je restais sans bouger en attendant une peut-être réponse de la part de ma soeur. Elle vient quelque minute plus tard.

13 H 15
On ne sait jamais. J’y retourne, bonne journée.

13 H 17
Bye.

Je ferme mon cellulaire. Me calant dans mon lit, je laisse mon esprit s’envoler pour oublier l’écrasement du sentiment d’abandon qui m’envahit à la dernière phrase de ma sœur. Les trois journées qui me séparaient de mon rendez-vous furent pénibles. Le mardi, mon corps n’était pas au repos. Il fallait toujours que je fasse quelque chose, mais mon intérêt disparaissait en cinq minutes. Du coup, j’espérais que la fin de la journée puisse enfin se terminer. Mercredi, pour sa part, fut très simple. Aussitôt ma fille à l’école, je me suis installer dans un coin de ma chambre pour y rester assise jusqu’à ce que 16 h 30 sonne sur mon alarme de mon cellulaire. Pour la dernière journée, j’étais en conflit avec moi-même. Il y avait ma conscience qui jubilait à l’attente de ma future humiliation et qui grandissait mes craintes à ce rendez-vous. Mon côté responsable qui me demandait de préparer mon chèque à l’avance et en me faisant la morale sur les délits criminelles. Mon côté agressif qui ne désirait pas voir cette face de psychologue de malheur. Il y avait mon ennui, qui voulait se coucher et se réveiller une fois tout terminer. Puis, il y avait un étrange sentiment, inconnu de ma personne, qui voulait voir monsieur Walker. C’était ce sentiment qui me rebutait le plus. Je ne le comprenais pas, mais encore moins je voulais le sentir en moi. Peut-être parce que cet être était tout le contraire de moi ? Il me faisait penser à ma sœur, en plus dur. Fier de sa personne, intelligent, connaisseur et j’en passe : surtout beau, termina ma conscience. Oui, ils sont beaux toutes les deux. Un à coté de l’autre, ils auraient formé un duo à couper le souffle. C’était presque illégale. Certaine personne n’ont pas besoin de Photoshop pour être à leur avantage. Et il y a ceux qui le sont naturellement. C’est le cas pour ma sœur et monsieur Walker. Vendredi arriver, mon réveille-matin de mon cellulaire me réveilla d’une chanson douce qui énerverait n’importe qui. Je me lève paresseusement en allant dans immédiatement dans la chambre de ma fille. J’embarque dans son lit et je la couvre de baiser sur sa joue. Pour les peu de fois que je suis debout avant elle -j’en profite ! Elle sourit sous mes baisers en ouvrant les yeux. Wouah, juste cela la rend super belle. Malgré ses cheveux en bataille qui indique sa nuit de lutte de tout côté.
Notre routine continue comme d’habitude. Ce matin, elle décida de prendre un gros bol de céréale. Je lui met un reste de riz au légumes comme goûter ce midi. Je lui fourre sa boîte à lunch d’un surplus de nourriture, comme d’habitude, et je lui choisis la meilleur habit possible. Je songe à faire du lavage une fois mon rendez-vous terminer. Mince. Mon rendez-vous. Je réalise enfin que le jour fatidique est arrivé. J’ai une boule au ventre et une nausée me prend par surprise. Met sur la poitrine, je localise mon énergie pour éloigné mon malaise imaginaire. M’occuper de ma fille m’aide énormément dans ces cas-là.
Je met un jean noir avec mon unique chandail rose à volant. Mettre un peu de couleur sur ma peau blanchâtre. D’ailleurs, en m’observant attentivement dans le miroir, je remarque de grosse cernes noirs. Une autre chose qui me rend laide.

- Maman, c’est l’heure, dicta ma fille qui enfilait son habit de neige.
- Tu as hâte ?
- Oui ! Aujourd’hui, c’est une journée spéciale ! lança Alyssia avec un regard pétillant qui m’arracha un petit sourire. On va avoir de la barbe à papa !
- Beurk, de la barbe qui pique. Ce n’est pas très bon, dis-je en mimant un air dégoûter.

Alyssia se met à rire d’un rire cristallin. Elle est si belle.

- Mais non, maman ! dit-elle en levant les yeux au ciel. Ce n’est pas de la vrai barbe à papa !
- Ah non ? Je suis sûre que oui, moi.
- On ne mange pas les gens, allons !
- Je mangerais bien une petite cuisse d’une mademoiselle Alyssia, pour ma part.

Sur ce, je viens la chatouille sur la cuisse en prétendant vouloir la manger. Alyssia se mit à glousser et à rire en essayant de ce déprendre. Le temps avança et nous partions rapidement, mais le cœur léger. Lors de mon retour, je sens encore cette solitude me peser sur les épaules. Plus rien n’a d’importance. Elle n’est plus là. À l’heure prévue, je prends ma pilule contre ma dépression. Je ne vois toujours pas en quoi celle-ci devrait m’aider à me sentir mieux dans mon corps. Je l’appelle pilule-faux-sourire. Si on peut retrouver une certaine joie grâce à une pilule, je suppose que celle-ci doit être fausse. Mon médecin m’avait demandé d’avoir l’esprit ouvert sur ce sujet. Je ne peux m’y résigner. J’attrape ma sacoche et je quitte mon appartement la boule au ventre. De nouveau en face de cette maison trop belle pour ce quartier. Courage, je me répète ce mot sans arrêt avant d’entrer dans la demeure. Encore une fois, celle-ci me donne une impression de froideur. Je n’avais pas portée attention, mais tout dans les pièces sont placées soigneusement. Tout est droit, j’avais l’impression d’être en mathématiques.
Droit, structurer et calculer. Pour cela que cet endroit ne me plaît pas, aussi beau soit-il, les mathématiques et moi -ça fait quarante-deux. Je retire mes bottes quand Sarah, Blonde-Quasi-Parfaite, vint à ma rencontre. Elle portait une robe soigneuse de couleur bleuté, ses longs cheveux dorés en boucle glissait sur ses épaules. On aurait dit aussi que sa coiffure était calculé pour que la moindre mèche près devait être à une place précis. Elle était trop belle pour travailler. On aurait dit qu’elle partait à une soirée. Elle me salua de sa politesse rigide dont elle faisait preuve avant de me diriger vers le bureau de la souffrance, surnom affectueux. Je ne pipai mot et seul les claquements de ses talons retentissait avec le bruit d’une vieille horloge au fond du couloir, près d’une porte des portes fermés. Mince, comme je voudrais voir ce qu’il y a à l’intérieur d’une de ses trois portes. Pourtant, j’étais sûre que ce n’était pas grand-chose. Sarah m’ouvre la porte et je pénètre dans le bureau de monsieur Walker. Rien n’a bougé depuis mon départ brusque. Pas d’un centimètre des crayons sur le bureau qu’à une poussière sur les meubles. Je m’installe sur un des fauteuils rouges rembourrer. Monsieur Walker est toujours l’homme que l’on doit attendre ? Je mordille ma lèvre en parcourant le bureau des yeux. Mon regard dessina le divan noir de cuivre des yeux. Ma conscience se réveilla ainsi que libido. Non, coucher toi ! Mais qu’est-ce qui vous prend ? Pour m’occuper l’esprit, je commence à jouer par réflexe avec un crayon du bureau.

- Bonjour madame Beaudoin, annonça Walker lorsqu’il pénétra dans son bureau.

Je sursaute et le crayon tombe croche sur le bureau. Je me lève avec gêne en bafouillant des excuses. Il lève la main en faisant signe de me rassoit. Il ferme la porte et en quelques enjambés se retrouve sur sa chaise tout en me faisant face. Aujourd’hui, il est habillé en tailleur noir. Une fidèle chemine blanche, mais cette fois si toutes les boutons étaient attachés l’un à l’autre. Ma conscience contesta l’idée alors qu’une autre voix s’attardait sur la cravate grise du psychologue. Walker ouvre son tiroir pour en sortir son calepin de la dernière fois. Le jugement final est arrivé, ricana ma conscience. Je l’ignore. Il remarque alors le crayon et, sans plus de cérémonie, le place à une parfaite distance de son voisin. Droit et équilibré. J’eus des frissons de panique.
Il a un problème ou quoi ? Un peu de bordel ne fait pas de mal. Ses yeux bleus me scrute et je me fais petite sur ma chaise. Allais-je avoir un serment ? Je le méritais très bien. Au lieu d’une engueulade, Walker m’adressa un sourire en dévoilant ses dents blanches. La chance.

- Alors, madame Beaudoin, comment allez-vous ? demanda-t-il le plus serein du monde.

Je fus choquée. Tellement que les mots ne sortaient pas. Que ce passait-il ? Suis-je la seule à se rappeler de la journée de lundi ? Ou bien feignait-il l’ignorance pour me culpabiliser encore plus ? Je cherche mes mots en jouant avec mes doigts. Dois-je être franche ou bien entrer dans son jeu ? Est-ce que ma raison me laisserait entrer dans ce jeu ? Dangereux, je pourrais facilement me brûler.

- Je ne sais pas, je choisis de jouer franc jeu.
- Pourquoi donc ?
- Vous ne m’en voulez pas ?

Il parut surpris sur le coup et son expression se fit plus dur, comme s’il cherchait la raison de ma question. Minute, il ne se souvient donc réellement pas de notre journée ?
Impossible.

- Pour quelle raison, me demande-t-il enfin.
- Bien … j’ai paniquée un peu.
- Plus qu’un peu, répondit-il avec un sourire.
- Je… j’ai été… violente un peu.
- Un peu ? Ce n’était pas de la violence, madame Beaudoin, ce n’était qu’une réaction normale et je l’ai provoqué volontairement, avoua-t-il en croisant les doigts entres eux.
- Provoquer ?

Il m’a chercher ? Volontaire ? Mon visage devait parler pour moins, puisque Walker repris aussitôt la conversation.

- Je ne veux pas me vanter, mais je sais naturellement quel genre d’attitude aura plus de répercutions sur une personne et si celle-ci sera bénéfique pour cette personne ou non, expliqua-t-il comme s’il était en cours, habituellement cela me prend quelques séances pour saisir la personne afin de mettre ce don à profit. Dans votre cas, madame Beaudoin, je l’ai compris aussitôt que vous êtes entré dans la pièce.

Sans te vanter, bonhomme, tu te vante énormément. Je me sens encore plus stupide.

- Je ne comprends pas en quoi me rendre furieuse m’aidera dans le futur, dis-je avec déconcertante.
- Alors vous étiez furieuse ? demanda-t-il en écrivant sur son calepin.

Je mords mes joues.

- Je le suis encore.
- Pour quelle raison ?
- J’ai l’impression d’être manipulée, avouais-je sans remords.
- Ce n’est pas le principe, mais si cela vous soulage de le voir ainsi.
- J’aurais pu ne pas revenir.
- Mais vous l’avez fait et j’en suis heureux, me dit-il avec un sourire malicieux.

Mes joues rosirent sous cette révélation. Mon côté irrationnel s’empressa alors de prendre cette information pour se créer des tas d’histoires alors que ma conscience se roule dans un coin devant tant de stupidité. Je cherche vite une raison devant son air interrogatoire à ma réaction.

- Je… n’aime pas les madame.
- Pardon ? dit-il en haussant un sourcil.
- Je veux dire le titre. Je n’ai que vingt-quatre ans…
- Bien, alors… mademoiselle Beaudoin vous convient mieux ?

J’hoche la tête. Il reprend une note pour son calepin.

- Nous reprenons donc la technique de la première leçon, d’accord ? il prononça cette phrase très soigneusement comme s’il appréhendait l’idée que je puisse m’enfuir de nouveau, n’oubliez pas de me dire lorsque je franchis une limite.
- Une limite pour moi.
- Oui, ce sont des limites que nous allons travaillés plus tard.
- Mais pourquoi ? demandais-je aussitôt.
- Car si ce sont des limites, ce n’est pas sans raison.

Un point. Très fort monsieur le psychopathe.

- Votre fille voit-elle son père ? demanda-t-il.

Stupide yeux bleus profond que je pourrais m’y perdre. Je perds mon sang-froid. Son attitude neutre et froide sont complètement opposés à son regard chaud et compatissant.
C’est déstabilisant.

- Non, jamais. Il n’a jamais éprouver le désir de la rencontrer, dis-je sans vraiment de peine, et je préfère ainsi.
- Pourquoi ?
- Il ne peut pas me la voler.

Walker prit une pause.

- Vous avez une profonde connexion avec votre fille, mais vous savez qu’à force de la serrer de votre amour vous allez également l’étouffer ?
- J’en ai conscience. Je dois me détacher, je le sais très bien.
- Il n’est pas question de détachement. C’est l’équilibre de votre relation qui est en jeu. Lorsqu’elle voudra se rebeller, ça sera extrêmement difficile pour vous, et pour elle. Vous êtes comme des amies, dit-il en déposant son calepin, mais ce n’est pas ce qu’il faut : Vous êtes une mère et sa fille. Pas deux copines.

Je digère mal ses paroles de vérité. Je sers fortement mon majeur pour m’empêcher d’imaginer cette scène cruelle et horrible. Encore plus pour m’éviter de pleurer.
L’attitude de Walker est dominante et impassible. Il m’explique sans vraiment de cœur dans ses mots. C’est ce que les psychologues doivent faire idiote, grogna ma conscience, ce n’est pas mieux si ton aidant souffre à ta place. Je le sais bien, j’avais juste imaginé un peu plus de compatissance. Cet homme impénétrable ne doit pas avoir de femme à ses côtés. Sinon, elle ne doit pas devoir lui poser des questions. Étrangement, cette idée ne me plait pas vraiment. Walker se leva de sa chaise pour venir s’asseoir à l’avant de son bureau en me faisant face. Il est si proche maintenant. Je suis encore plus nerveuse. Il appuie l’une de ses mains sur le bureau.

- Je ne vous chicane pas, mademoiselle. Je vous préviens uniquement, me dit-il d’un ton presque chaleureux. Nous allons travaillé ensemble et il nous faut donc coopérer. Je tiens à dire que toute remarque est accepter. Vous pouvez tout me dire, même les phrases les plus idiotes au monde.
- Même si cela signifie rien ?
- Tout à une signification.
- Et je peux posé des questions sur vous ?

Il sembla surpris.

- Oui, si vous le désirez. Je répondrais à ceux que je ne juge pas trop personnelle, répondit-il après un moment de réflexion.

Pourquoi ai-je demander cela ? Je n’ai rien à lui poser. J’ai déjà oublier ma présence en ces lieux ?

- J’avoue… avoir imaginer votre tête sur un pic.

Deux minutes s’écoulent avant que Walker ce met à éclater de rire. Je ne sais pas, mais je le suivis dans ce rire incontrôlé. Ce fut si spontané, mais très agréable. C’est une émotion que je n’ai pas peur de vivre -étonnement. Cela nous prend quelques minutes pour nous en remettre.

- J’imagine qu’on a imaginer pire, avoua-t-il.
- Pourquoi est-ce que j’en doute pas ?
- On sort les griffes, mademoiselle Beaudoin ? demanda-t-il avec un ton moqueur.
- N’est-ce pas pour cela que je suis ici, monsieur Walker ? répliquai-je sur le même ton.
- Autre plainte à faire sur mon compte ?
- Êtes-vous parano du rangement ? demandai-je sans conscience de mes paroles.

Son visage durcit et ses yeux percèrent les miens. Ouille. Je suis aller dans un terrain glissant et vue mon niveau d’équilibre je risque bientôt de me fracasser le crâne.

- Un peu. J’aime que tout soit bien à leur place, répondit-il froidement. Autre plainte ?
- Heu… non. Pardon, c’était pour rire…
- Je vois.

Je veux m’enterrer. Il me fallait me rattraper. Nous étions si bien tout à l’heure.
Enfin, nous étions pas si mal. Tu as ris, remarqua ma conscience en ignorant derechef le comportement de ma partie illogique qui se roulait en boule dans ses illusions.

- Heum… vous m’avez demander ou ce situait ma mère dans toute mon histoire, dis-je timidement.

Walker s’était de nouveau installé sur sa chaise noir. L’attitude décontracter s’était déjà envoler pour remettre une carapace froide et dure qui me donnait la chair de poule.

- Oui ?
- J’ai oublié de vous dire.
- Quoi donc ?
- Ma mère est décédée quand j’avais douze ans.

* *

Je raccroche le combiner du téléphone en observant ma fille qui dessinait sur le sol du salon. Ma sœur venait de m’appeler. Pour poser encore plus de questions sur mon mystérieux psychologue. Je lui avais seulement dévoilé l’essentiel sans énoncer sa technique spéciale sur moi. Sinon, je plains ce Walker des griffes de ma sœur. Elle est douce, sympa, mais si tu touches à un de ses précieux son courroux sera terrible. J’avais feins l’ignorance lorsqu’elle me demanda l’apparence de mon psychologue. Il est tellement perturbant. À la fois strict et froid, j’ai découvert qu’il pouvait être enjoué, ricaneur et en colère. Curieusement, cela me donnait une drôle de sensation dans le creux de mon ventre. De savoir qu’il a obtenu ses émissions par ma faute. Cette sensation disparue rapidement lorsque j’annonçais la décision de ma sœur à Alyssia.

- Tu vas dormir chez Mélanie ce weekend, heureuse ?
- Oh oui ! Super ! cria-t-elle en se levant pour bondir de joie.
- Tu veux apporter quelque chose en particulier ?
- Ma tablette ! déclara-t-elle pour aller la chercher.

Je rassure que ce n’est pas une véritable tablette, seulement un jouet d’enfant qui développe l’intelligente disait la boîte de ce jouet extrêmement cher. Je serai donc seule ce soir. Ma sœur s’obstine à ce que je le sois de temps en temps pour prendre ce moment pour moi. Pourtant, c’est être avec Alyssia qui me comble de joie. Je suis souvent seule, ne comprend-t-elle pas ? À contrecœur, je fais le sac de ma fille pour le weekend en y fourrant plein de linge. Vaut mieux trop que pas assez puisque Mélanie est miss mode de la tête au pied. Elle essaie de m’embarquer dans cette passion. Je feins d’y comprendre un truc et j’approuve ses choix lorsqu’elle choisit un vêtement.
Malheureusement, être seule dans une boutique je serais complètement perdue. Nous sommes allés, dernièrement, dans une boutique surnommer ‘’ Souris Mini ‘’. Ma sœur était partie de son côté pour voir les soldes. J’étais seule dans une boutique remplit de femme qui savent choisir du linge. Je voulais sortir en vitesse. J’étais très mal, je manquais d’air et de patience. Finalement, c’est ma sœur qui a trouvé un quelque chose pour Alyssia. Je suis tellement nulle qu’en regardant des vêtements je ne me suis même pas rendu compte que j’étais dans un rayon pour petit garçon. Ce souvenir me fit grimacer.
Quelle imbécile je fais, ma parole ! Ma sœur passe après la garderie chercher Alyssia qui s’empresse de m’étreindre dans ses petits bras fragiles. J’embrasse le dessus de ses cheveux.

- Tu ne vas pas pleurer ? me demanda-t-elle tristement.
- Non, je n’aurais même pas le temps de m’ennuyer, je mens. Toi non plus, n’est-ce pas ?
- Non ! Je n’aurais que le temps de m’amuser, réplique-t-elle.

Ma sœur et moi échangions un petit sourire. Elle me fait signe avant de quitter avec ma fille. Je fais un signe jusqu’à temps que la porte se ferme et j’entre à l’intérieur. Je m’assois sur mon fauteuil. La solitude m’emplit, il me faut absolument faire quelque chose avant de perdre contact avec le temps. Je décide donc de me faire une sandwich au poulet et de m’installer devant la télévision. Je balade de chaîne en chaîne sans trouver d’intérêt dans quoi que ce soit. Le temps passe et il est près de 19 h 00. Il fait nuit noire à cause de l’heure d’hiver. J’observe la nuit et une idée me vient : une promenade nocturne. Je me souviens de m’être balader très souvent lorsque j’étais adolescente.
Puis, il fait très doux dehors. Je n’aurais pas besoin d’enfiler mon pantalon de neige.
Il fait si doux qu’on peut apercevoir l’asphalte des rues et des trottoirs. Je profite de ma promenade pour faire vagabonder mon esprit dans des lieux plus libres. Ma conscience est tranquille et profite également de l’air frais. Toutes les parties de mon esprit sont en symbiose et se tait sous le silence. Il n’y a que le bruit des voitures qui coupent ce magnifique silence. Je prends direction des plus petites rues sans vraiment réaliser les lieux. Je marche et je marche encore plus loin. C’est agréable et j’ignore combien de temps s’est écoulé. Puis, je m’en moque très bien. Jusqu’à temps que je tombe sur un cul-de-sac. Je regarde le quartier sans le reconnaître. Me suis-je autant éloignée de l’appartement ? Je décide, donc, de revenir sur mes pas en essayant de me rappeler d’où je viens. Un de mes gros défauts : ma géographie. Même dans ma propre ville, je ne peux m’y diriger facilement. Je ne connais pas le nom des rues même proches de la mienne. Ce que je redoute le plus, lorsque je marche le jour, c’est qu’une voiture s’accoste pour me demander son chemin. Je n’arrive pas à être claire et précise. Ils me remercient, mais sourient tristement sans vraiment avoir saisi quelque chose. Je traverse une petite rue qui en rejoint deux lorsque je remarque quelque chose qui n’était sûrement pas là tout à l’heure. Sous un lampadaire qui a peine à allumer, un homme regarde nerveusement dans toutes les directions. Instinctivement, ou bien parce que j’écoute trop film d’horreur, je m’arrête. Je vais avoir l’air louche si je change brusquement de direction et blesser l’orgueil du monsieur. Mais s’il n’est pas net, cela pourrait me sauver la vie. Quoi que, n’importe qui peut attendre quelqu’un n’importe où, je me fais des films. Je n’aurais qu’à prendre direction opposée à lui et rejoindre la rue d’un autre côté. C’est ce que je décide de faire en forçant mes yeux à fixer autre chose que l’homme en question. De ce que j’ai aperçu, il porte une tuque foncé et porte un lourd manteau noir. Je n’ai pas vu son visage, il l’avait enfoncé dans le col de son manteau. Ses bottes étaient sales, plein de terre. De la terre en l’hiver ? Peut-être travaille-t-il dans la construction, me rassure ma conscience, puis la neige à beaucoup fondu dernièrement on voit de la terre dans les terrains des maisons. Oui, c’est vrai. Puis, elles pourraient être sales depuis un long moment. Des bottes de construction ne se lavent pas facilement. On discute vraiment de cela ? Je mordille ma lèvre. Mince, moi qui était toute tranquille. Il me suffit que de croiser un inconnu pour que mon imagination s’enfuit en vrac. Je prends le sens contraire pour continuer mon chemin. J’entends des pas derrière moi et j’accélère le mien. Mon imagination me joue des tours quand je suis dans cet état. Je me connais. Je prétend ne rien entendre lorsque je décide de prendre un petit trottoir qui me conduirait vers la rue voisine, de là j’essayerai de retrouver mon chemin. À la moitié du chemin, j’entends encore ces pas et une grande main agrippe mon avant-bras avec force. Je gémis un peu en me tournant vers l’inconnu du lampadaire. Proche de moi, son haleine puait l’alcool bien que je ne suis pas experte en la matière. Je tire sur mon avant-bras, mais mon inconnu ne lâche pas prise. Il semble nerveux. Il gratte sa grosse barbe rapidement comme s’il ignorait vraiment quoi faire et pourquoi il le faisait.

- Lâchez-moi ! je cris.
- Tu feras l’affaire, tu dois faire l’affaire, répétait-il d’une voix agressive qui me glaçait le sang.

J’allais mourir ? Cet homme ne semblait pas en contact avec la réalité. Son autre main vient capturer mon autre bras et me colle à lui. Je suis dégoûtée et je tente de fuir de toutes mes forces. En vain. Cet inconnu me colle à lui comme une sangsue et ses lèvres gluantes essaie de trouver un chemin vers ma bouche. Je ne suis pas belle, pourquoi fait-il cela ?! Je secoue ma tête dans toutes les sens pour éloigner sa bouche de la mienne alors qu’il induit sa bave sur ma joue. Mon corps frissonne de dégoût. Non, je ne veux pas cela. Je ne veux pas être touchée par un homme.

- NON ! cria-je en le repoussant de toute mes forces.

L’adrénaline me donna une force surhumaine qui repoussa mon agresseur de quelque pied, mais qui me fit perdre les miens et mon corps tomba sur le trottoir. Je grimaçais sous la douleur, puisque ma main avait pris le choc de ma chute. Celle-ci tremblait et je sentais le sang couler le long de mon poignet. Sans me donner de répit, mon agresseur me bloqua au sol. J’essaie encore de me débattre de toutes mes forces. J’hurle pour qu’on m’entende, mais mes cris sont bloqué par la bouche de mon agresseur qui mord mes lèvres, nos dents s’entrechoquent avec douleur. Je gémis, je panique et je veux disparaître. Je ne croyais pas cela possible, mais je me sens encore plus sale. Plus laide. Puis, mon agresseur fut repoussé au sol près de moi. J’essaie de reprendre mon souffle et de retirer l’envie de vomir dans la neige.

- Je crois qu’elle a dit ‘’non’’, dit une voix féroce et masculine.

Je lève les yeux pour apercevoir mon psychologue presque en mode héros. Je souffle entre deux sanglots alors qu’il m’aide à me relever. Je ne cesse pas de trembler et inconsciemment je me colle à lui lorsque mon agresseur se relève pour faire face à mon héros.

- T’es qui toi, demanda mon agresseur en essuyant ses lèvres, c’est pas de tes oignons. C’est entre la grosse et moi.

J’eus un nouveau sanglot. Walker fronça des sourcils et me recule avec son bras pour se mettre devant moi. Derrière lui, je ne peux pas deviner son expression. Mon agresseur, lui, semble soudainement apeuré. Finalement, je ne veux pas voir le visage de mon super-psychologue.

- Elle a dit non, répéta Walker en grognant presque, non c’est non. On apprend cela quand on est gamin. Si tu ne veux pas avoir un problème de vue demain matin, je te suggère de te rendre à la police immédiatement. Je te laisse un délais. Si j’apprends que tu ne l’as pas fait, je règlerais ton cas.

- Pour qui tu te prend ? beugla mon agresseur.
- Pour un homme, riposte Jacob.

Mon agresseur murmura et confronta de nouveau le visage de Walker puis pris finalement la fuite. Le cauchemar était finis pour moi. Pour l’instant. J’essaie de chasser mes larmes alors que Walker se tourne vers moi. D’un geste tendre qui me surpris, il m’aida dans mon geste. Il observa ma main sanglante. Je n’avais plus porter attention, j’ai dû mettre sur sang sur ma joue. Son visage resta grave et je n’osais plus rien dire.

- Vous allez bien, questionna-t-il après un long silence.
- Merci.

Ce fut la seule chose que je pus dire. Il essuya un peu ma joue et mon cuir chevelu rougit d’un seul coup. Pourtant, je refusais tout contact avec les hommes. Pourquoi cela ne me dérange pas en ce moment ? Parce qu’il m’a sauvée ? Cette réalisation provoqua en moi un choc électrique qui m’éloigna violemment de Jacob. Il parut surpris sur le coup, puis se réalisa que je devais peut-être être en état de crise.

- Tout va bien, je ne vous ferais pas de moi.

On dirait qu’il m’apprivoisait, c’était étrange. L’idée de cette image me parut tellement farfelue que je souris un peu. Malgré le choc, je peux sourire. Ou bien est-ce justement le choc qui en donne cet effet.

- Vous saignez, allons chez ma mère. On va te couvrir cela, dit-il
- Non, je… ce n’est pas la peine.
- Ce n’est pas loin, j’insiste.

Il indiqua la maison dans le fond de la rue et ma bouche dégringola au sol. Cette baraque ?!

- Je ne peux pas !
- Pourquoi ?
- Ce n’est pas mon monde !

Ma phrase lui arracha un petit sourire moqueur. Je le questionne du regard. Ses yeux bleus perçant pénétraient dans mes iris chocolat et d’une voix douce :

- J’ai hâte de découvrir, alors, dans quel monde vous vivez Marie-Pier.




Faites connaitre cette histoire :

 



 



Vous êtes :
Indiquez votre adresse mail si vous souhaitez la communiquer à l'auteur (et seulement à l'auteur, elle n'apparaîtra pas sur le site) ? Sinon, laissez vide :


° Recopiez le code suivant :
 
>
*




 

 
histoire gratuite Sans mot, partie 3.

Soyez le premier à donner votre avis, après lecture, sur cette histoire...





   
Copyrights...
© tous droits réservés à øø des-histoires.com øø